Petit orage l'autre après midi sur Cannes.
Oh rien de méchant, une ondée d’une petite heure
avec quelques grondements inoffensifs.
parapluie
Je flâne en ville.

Je sors de la boutique Célio,
encore à la recherche d’un jean treillis
(avec des poches partout ! !) .
La pluie tombe drue.
J’attends un moment dehors sous le store de la boutique,
peu décidé à tremper mon vieux blouson de cuir que j’adore.
Tant pis, je dois supporter l'insupportable:
la musique qui s'échappe du magasin...
Surgi d’on ne sait où, un homme noir, la soixantaine, m’aborde.
C’est un vendeur à la sauvette opportuniste : il vend
des petits parapluies pliants emballés dans de la cellophane.
C’est bien le moment !
Mais je refuse avec le sourire, d’un geste de la main :
je n’ai jamais trop aimé ces ustensiles encombrants
et je ne suis pas pressé.
Il s’adresse alors à une dame qui attend à coté de moi.
Elle est intéressée, demande le prix : 7 euros !
Elle tend 4 doigts de la main droite.
Le marchandage s’engage sous mes yeux amusés.
Il lui tend un parapluie et astucieusement,
le laisse tomber devant elle.
Par réflexe, la femme le ramasse.
Elle veut lui rendre mais il ignore habilement son geste.
Je sais alors qu’elle a perdu !
Résignée, elle donne 4 ou 5 euros (je n’ai pas bien vu)
et chacun s’en va de son coté.
Avant de partir, le noir tente à nouveau sa chance avec moi,
en vain.
Je devine dans son regard
qu’il se demande bien pourquoi
j’ai un grand sourire aux lèvres….
Il s’est arrêté de pleuvoir quelques minutes après!